« PROJET D’ATTENTAT » – Les partisans du chef de l’Etat se relaient pour condamner ce qu’ils qualifient de tentative d’assassinat

Antananarivo, 23 Juillet, 6h20 – Les partisans du président de la République, Andry Rajoelina, condamnent ce qu’ils qualifient de tentative d’assassinat du chef de l’Etat. « Nous protestons vigoureusement contre les velléités de certaines personnes de conduire Madagascar dans des troubles et dans une guerre civile en tentant d’attenter à la vie du président de la République afin d’empêcher le développement vers lequel le pays avance déjà », a déclaré jeudi après-midi Pierre Houlder Ramaholimasy de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Iramr) au cours d’une rencontre avec la presse au siège du parti présidentiel à Ivandry. Il avait à ses côtés de nombreux dirigeants et chefs des partis membres de la plateforme qui soutient le chef de l’Etat, des élus et des chefs d’institutions et même des membres du gouvernment.
Norbert Lala Ratsirahonana, magistrat et ancien chef d’Etat, présent à la rencontre, a soutenu, de son côté, que « ce qui s’est passé ne peut nullement être du cinéma dans la mesure où un chef d’Etat a déjà été assassiné à Madagascar ». Il a ajouté que « ce n’est pas pour rien si c’est la procureure générale, premier responsable de la poursuite judiciaire qui s’exprime ». « Cela veut dire que les déclarations sont fondées et qu’elles ne sont pas faites à la légère », poursuit-il.
Pour le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, cette « tentative » est faite par certaines personnes qui veulent détruire les efforts menés par le président de la République afin de sauver Madagascar. Il se demande même si des intérêts étrangers ne seraient pas derrière l’attentat car « les Malgaches ne se tuent pas entre eux ». Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, elle, a réitéré le soutien de la majorité au chef de l’Etat.
Mercredi, le parquet général a annoncé l’arrestation de plusieurs individus de nationalité malgache et étrangère soupçonnés d’avoir « échafaudé des plans en vue de l’élimination et de la neutralisation de hautes personnalités du pays dont le président de la République ». Selon Rodellys Fanomezantsoa Randrianarison, ministre de la Sécurité publique, la police nationale avait obtenu des renseignements depuis plusieurs mois mais l’arrestation des six personnes n’a été possible que mardi dernier.