“PROTECTION SOCIALE” – Le nombre des bénéficiaires du programme Tsimbina revu à la hausse, le montant des aides en baisse

Antananarivo, 11 Août, 7h55 – Ils seront finalement 821 250 ménages issus des 120 districts et 23 régions du pays à bénéficier du programme Tsimbina. Initialement, ils ne devaient être que 657 000 comme l’indique la présidence de la République. Mais “je suis un président qui ne fait pas de discrimination”, souligne le président de la République durant son discours lors du lancement officiel du programme vendredi. Pour Antananarivo, sur consigne présidentielle, le nombre des bénéficiaires devrait notamment passer de 17 000 à 150 000.

Dans le cadre de ce programme de transfert monétaire, chacun des ménages bénéficiaires devrait obtenir une allocation de 200 000 ariary. Le montant est revu à la baisse alors que les premiers bénéficiaires, dont ceux qui sont venus vendredi à Mahamasina, sont déjà prévus recevoir 250 000 ariary et devraient encore les percevoir.

Présenté comme étant un “programme de filet de sécurité et de résilience”, le programme Tsimbina est censé “soutenir les familles économiquement vulnérables pour faire face à l’inflation mais aussi afin de les aider à financer la scolarité de leurs enfants”, comme l’indique un communiqué de la présidence de la République. Les transferts monétaires sont payés en deux tranches, ce mois-ci pour la première tranche, autour de la rentrée scolaire pour la deuxième tranche qui est de 100 000 ariary pour certains, 150 000 ariary pour d’autres.

La deuxième tranche ne devrait cependant être versée qu’à ceux qui auront suivi des séances de sensibilisation destinées à renforcer leur résilience. Il s’agit d’une condition essentielle au paiement, souligne la présidence. Ces sessions consistent, notamment, à “promouvoir des pratiques positives pour améliorer le bien-être familial, favoriser l’éducation des enfants, encourager une meilleure nutrition et augmenter les sources de revenus”. Des séances relatives à la sensibilisation au planning familial devraient également être incluses dans le programme qui, selon la présidence, vise à “développer le capital humain” et à “améliorer les conditions de vie des citoyens”.