RAPPORT – Madagascar obtient une note globale de 3,3 sur 6 dans l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique, avec des bonnes notes dans la gestion économique et des mauvaises note dans la gestion et institution du secteur public

Antananarivo, 7 Octobre, 12h20 – 3,3 sur 6. C’est la note globale attribuée à Madagascar dans le rapport sur l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) 2022 que la Banque mondiale a publié jeudi. La Grande île garde ainsi la même note depuis 2017, avec une évolution dans ses performances sur les différents indicateurs avec lesquels le pays a été évalué entre Janvier et Décembre 2021.

C’est dans la gestion économique que Madagascar a eu sa meilleure note, qui est de 3,7 sur 6. Cette note est supérieure à la moyenne de 3,4 de l’Afrique de l’Est et Centrale, à celle qui est de 2,9 de l’Afrique de l’Ouest et Australe, et de la moyenne de 3,2 des pays emprunteurs de l’Association internationale de développement (IDA). Dans cette catégorie, ce sont les performances de la politique monétaire et de change (4,0), la politique et gestion de la dette (4,0) et la politique budgétaire (3,0) qui ont contribué à cette note, d’après le rapport.

Madagascar a obtenu la note de 3,3 sur 6 dans la catégorie « politiques sectorielles » qui comprend des indicateurs comme le commerce (4,0), le secteur financier (3,0) et le cadre règlementaire des entreprises (3,0). C’est la même note que la Grande île a obtenue dans la catégorie « politiques contre l’exclusion sociale et promotion de l’équité » qui tient compte de l’égalité des sexes (4,0), l’équité dans l’utilisation des ressources publiques (3,0), la valorisation des ressources humaines (3,5), la protection social et main d’œuvre (3,0), les politiques et institutions axées sur la durabilité écologique (3,0). Madagascar est dans la moyenne des pays africains dans ces deux catégories.

C’est dans la catégorie « Gestion et institution du secteur public » que Madagascar a obtenu sa plus mauvaise note, qui est de 2,7 sur 6. Le pays a été évalué sur des indicateurs comme le droit de propriété et gouvernance fondée sur les règles (2,5), la qualité de la gestion budgétaire (2,5), l’efficience de la mobilisation de recettes (3,5), la qualité de l’administration publique (2,5), la transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public (2,5).

Comme l’indique la Banque mondiale, la CPIA est un outil de diagnostic annuel destiné aux pays d’Afrique subsaharienne qui peuvent bénéficier des financements de l’IDA. Le rapport portait sur 39 pays admis à recevoir l’aide de cette institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. La note globale sert également à déterminer le volume des prêts concessionnels et des dons que la Banque mondiale accorde aux pays à faible revenu de l’Afrique subsaharienne.