RECETTES INTERIEURES – 2.515 milliards d’ariary, soit 65,3% de la prévision annuelle, recouvrés par la direction générale des impôts durant les neuf premiers mois de l’année 2022
Antananarivo, 3 Novembre, 8h47 – 2.515 milliards d’ariary sur un objectif de 3.848 milliards d’ariary. La direction générale des Impôts (DGI) n’a exécuté que 65,3% de la prévision annuelle de la Loi des finances rectificatives (LFR) 2022, durant les neuf premiers mois de l’année. C’est ce qui est rapporté dans le compte rendu de l’exécution budgétaire que le ministère de l’Economie et des finances (MEF) vient de publier.
Le MEF explique cette contre-performance par la baisse continuelle des TVA versées par le secteur pétrolier d’un côté, mais également par la régularisation exceptionnelle de la situation du secteur minier aux mois d’Avril et Mai 2021 de l’autre. Le retard de recouvrement des dividendes auprès des sociétés d’Etat, qui n’a démarré qu’au mois de Mai de cette année a aussi créé un manque à gagner en matière d’Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM). Tout comme la non-atteinte de l’objectif en matière de droit de timbres sur visa dans le secteur du tourisme.
L’administration fiscale n’a d’ailleurs atteint que 90,3% de ce qu’elle avait prévu de collecter durant les neuf premiers mois de cette année. Ceci s’est soldé par un gap de 270,1 milliards d’ariary par rapport aux objectifs de recettes fiscales pour ces trois premiers trimestres, dont les plus concernés sont les grands impôts.
Le ministère note néanmoins, à travers ces résultats des neuf premiers mois de cette année, une amélioration de recouvrement de recettes par rapport à l’année dernière. Une croissance de 6% a en effet été enregistrée comparée à la même période en 2021, d’après toujours le MEF.
La DGI a entrepris des modifications sur les dispositions fiscales proposées dans la LFR 2022. Elles s’articulent entre autres autour de la modification de la répartition des ressources fiscales des Collectivités décentralisées prévues par le Code Général des Impôts, l’ajustement des Droits d’Enregistrement (DE) sur les visas, l’abaissement du Droit d’Accises (DA) sur l’or ou encore l’abaissement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée sur les ventes de supercarburant et du gas-oil.