RECETTES INTERIEURES – Environ 3 425 milliards d’ariary recouvrées sur un objectif de 4 236 milliards d’ariary pour la Douane en 2023

Antananarivo, 1er Février, 8h55 – Prévision de recettes non atteinte. L’administration douanière (DGD) indique n’avoir recouvré qu’environ 3 425 milliards d’ariary sur les 4 236,1 milliards d’ariary de recettes douanières prévues dans la loi des Finances initiale (LFI) 2023. Le directeur général de la douane, Ernest Zafivanona Lainkana, fait part d’une « stagnation des recettes » l’année dernière. Et ce, en se référant à celles qui avaient été collectées durant l’exercice 2022.

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Plusieurs facteurs ont contribué à cette contre-performance, explique le directeur général de la Douane en marge de l’Assemblée générale du Comité national de la facilitation des échanges (CNFE), mercredi. La DGD avait par exemple espéré collecter 101 milliards d’ariary avec les droits de sortie sur les ressources naturelles non renouvelables. Mais une clause transitoire sur ces droits avait été octroyée en faveur des opérateurs, réduisant les recettes qui devaient rentrer avec cette disposition.

 

Une baisse des recettes générées par les importations de produits pétroliers a également été enregistrée, ajoute-t-il, alors que celles-ci constituent 30% de la recette totale de la Douane, fait-il remarquer. La récession de l’économie mondiale, l’année dernière a eu également son impact, tout comme le comportement des opérateurs économiques durant l’année 2023 qui a été une année électorale et durant laquelle un ralentissement des importations avait été observé à partir du mois d’aout, énumère Ernest Zafivanona Lainkana.

 

La douane est appelée cette année à se mobiliser surtout avec la prévision de recettes douanières qui est une nouvelle fois revue à la hausse. La douane aura à collecter 4 687 milliards d’ariary d’après ce qui est prévue dans la loi des finances initiale de 2024. Le quart de ces recettes devra être tiré par la taxation des importations de produits pétroliers et 75% par la taxation des importations de produits non pétroliers.

 

Pour 2024, la digitalisation de la gestion des processus administratifs et opérationnels de l’Administration douanière devra se poursuivre. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime aussi que l’extension du scanning à 100% dans plusieurs bureaux de dédouanement et la modernisation du traitement des manifestes aériens ainsi que la maîtrise des outils de gestion des risques maritimes et aériens permettront d’accélérer le passage à la frontière et d’améliorer le climat des affaires. Le secteur extérieur est par ailleurs prévu se caractériser par une modération du cours des produits pétroliers et par une hausse significative des demandes de matières premières, avance le MEF.