Antananarivo, 1er Avril, 8h45 – Les autorités malgaches estiment à 100 millions de dollars la dette d’Air Madagascar qui devrait être restructurée. Mais elles ont de nouveau avisé le Fonds monétaire international (FMI) que le plan de restructuration de cette dette doit encore être approuvé par les créanciers. Cette annonce est mentionnée dans le Memorandum de politique économique et financière (MPEF) préparé dans le cadre de la première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).
Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, s’est exprimé sur le sujet au mois de janvier de cette année. Il avait expliqué que « une action dans le cadre du redressement judiciaire est en cours et un concordat va être appelé pour voir avec les créanciers jusqu’à combien on peut être amené à honorer et à payer les dettes et de donner une seconde vie à Air Madagascar ».
Les autorités malgaches ont néanmoins rassuré le FMI qu’elles resteront vigilantes quant au risque fiscal que la restructuration de la dette d’Air Madagascar pourrait potentiellement poser.
« Compte tenu des implications budgétaires que cette opération pourrait avoir, nous nous engageons à consulter le FMI et la Banque mondiale avant toute participation financière du gouvernement à cette restructuration », assurent-elles dans le document. Elles se sont aussi engagées « à effectuer les paiements requis après l’activation de la garantie de l’État sur certains contrats après autorisation du juge-commissaire ».
Sur la dette estimée à 100 millions de dollars, 60% sont dus à l’Etat. Il avait déjà été avancé dans le précédent accord sur la FEC l’intention du gouvernement malgache de renoncer à une grande partie des arriérés d’impôts qu’Air Madagascar lui doit. C’était toutefois une éventualité qui “reste soumis à l’accord des créanciers”, selon ce qui avait été exposé à l’époque.
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