RÉTABLISSEMENT DE L’ORDRE – L’état-major mixte opérationnel annonce des mesures encore plus drastiques que contre les manifestants face aux pilleurs

Photo : Capture video Facebook TVM

Antananarivo, 26 Septembre, 16h35 – La répression des actes de pillage par les forces de l’ordre sera encore plus draconienne que la répression des manifestations de contestation ou de revendication. “Les individus qui s’adonnent à des actes de pillage ne seront pas traités comme les citoyens qui manifestent pour exprimer leurs opinions”, souligne le général Zafisambatra Ravoavy, directeur de la sécurité et des renseignements auprès de la gendarmerie nationale.

A entendre le haut responsable de la gendarmerie, ces individus sont traités comme des ennemis de la nation qui perturbent le quotidien de la population, et doivent ainsi faire l’objet de “mesures spécifiques”. Il parle, entre autres, de déploiement d’éléments armés auprès des zones stratégiques les installations de production d’énergie, les centres de distribution de carburant, les magasins et centres commerciaux ainsi que d’autres points névralgiques du quotidien des citoyens.

Face à des actes considérés comme des menaces directes contre la sécurité nationale et la stabilité de la vie publique, les éléments des forces de l’ordre peuvent être autorisés à faire usage des armes dont ils sont dotés. Ce mercredi, au moins un mort par balle est recensé suite à des pillages survenus à Tanjombato.

Le dispositif mis en place s’inscrit dans le cadre d’un rétablissement de l’ordre public qui autorise des mesures exceptionnelles pour rétablir l’ordre dans des situations de crise. La décision de mettre en œuvre les mesures de ROP a été prise après que de nombreux magasins, infrastructures et entreprises ont été victimes de pillage et de vandalisme jeudi soir, en marge d’une manifestation contre le délestage et les coupures d’eau.