Antananarivo, 8 Avril, 20h00 – « Les régions doivent reprendre leur place ». Les mots sont de la directrice de cabinet civil de la présidence, durant l’ouverture de la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) qui a eu lieu à Toamasina, jeudi. Elle se dit persuadée qu’« il ne peut y avoir un développement régional, sans le retour du pouvoir aux régions». La décentralisation effective doit pourtant être portée par des services déconcentrés renforcés, admet Romy Andrianarisoa. Ce renforcement concerne à la fois les compétences, le pouvoir et les moyens affectés à ces régions, expose-t-elle.
Romy Andrianarisoa qui était auparavant présidente de la commission Développement durable et éthique des affaires du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) mais qui est passée aujourd’hui du côté de l’administration, n’a pas manqué de s’exprimer concernant l’économie régionale, notamment des trois régions de la côte Est de l’île. Il s’agit des régions Atsinanana, Analanjirofo et Alaotra-Mangoro.
La directrice de cabinet civil de la Présidence réaffirme que le secteur public est d’un soutien sans faille dans la facilitation et la sécurisation des investissements du secteur privé. Le gouvernement reconnait néanmoins que les efforts menés jusqu’ici n’ont pas été suffisants pour porter cette croissance souhaitée, particulièrement dans la création d’emplois, rapporte-t-elle. Aussi, elle estime que l’engagement de l’Etat soit renforcé, notamment pour ces trois régions de l’Est de Madagascar. Romy Andrianarisoa évoque notamment l’amélioration des infrastructures routières, le renforcement de leur capacité énergétique, ou encore la sécurisation foncière.
Pour la partie du secteur privé, elle souligne que les opérateurs économiques ont le devoir non seulement de contribuer à la création de richesses et d’emplois mais également à s’assurer d’une répartition juste des revenues tout au long des chaines de valeurs. Ils doivent également avoir une démarche inclusive et user de l’approche genre et de développement en faveur des jeunes et des femmes ainsi que des personnes en situation de handicap, conclut-elle.
Photo : EDBM
