SALAIRES – Le décret sur la hausse des salaires dans le secteur privé attendu cette semaine, certaines entreprises ont procédé à des augmentations sans attendre le texte officiel
Antananarivo, 27 Juin, 11h25 – Loading. Le secteur privé attend toujours la publication du décret sur la hausse du salaire minimum. Une source proche du dossier indique que le texte, censé avoir été adopté en Conseil des ministres en début Mai, se trouve au niveau du Bureau du Premier ministre, en attente d’ampliation. « Le décret devrait être publié la semaine prochaine », ajoute une autre source auprès du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales. Un autre responsable du ministère, quant à lui, préfère botter le sujet en touche et élude les questions sur les raisons du retard de la publication du texte. « Ce n’est pas facile de publier un décret », se contente-t-il de souligner.
En attendant la publication du texte d’application de la hausse des salaires, certaines entreprises ont déjà procédé à des augmentations, mais en se basant sur des négociations internes, indique une source syndicale. « Certaines sociétés s’en sont tenues à la hausse de 9,9% convenue par les partenaires sociaux en Mars », souligne-t-il. A l’entendre, d’autres ont appliqué la décision présidentielle du 1er Mai qui avait annoncé le salaire minimum d’embauche à 250.000 ariary, sans toucher aux rémunérations supérieures. « Les patrons du privé ne sont pas obligés d’attendre le décret pour appliquer une hausse de salaire dans leur entreprise », poursuit notre source.
La ministre en charge du Travail, Gisèle Ranampy, a soulevé en marge de la célébration de la journée africaine de la fonction publique vendredi que « des détails devaient encore être discutés entre les représentants du secteur privé et le ministère de l’économie et des finances ». Une contribution de l’Etat est prévue pour combler le gap entre le salaire minimum d’embauche convenu par les partenaires sociaux et le salaire minimum d’embauche décrété par le chef de l’Etat.