SAMBAVA – Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie et le ministre de la Sécurité publique en campagne anti-vindicte populaire suite au décès de manifestants sous les balles des gendarmes

Antananarivo, 27 Avril, 7h30 – « Ceux qui procèdent à des vindictes populaires ou qui attaquent des casernes n’auront jamais raison ». Le message que le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, et Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison, ministre de la sécurité publique à Sambava était clair. Les suspects, quel qu’ait pu être le crime dont ils sont soupçonnés, doivent être traduits devant la justice et non directement sanctionnés par la population.
Celle-ci doit par ailleurs faire confiance aux autorités en charge des enquêtes et ne pas faire pression sur les éléments des forces de l’ordre. Elle ne doit surtout pas d’attaquer à ces agents. La gendarmerie assure, d’ailleurs, prendre ses responsabilités face à certains de ces agents en les sanctionnant en cas de faute. Elle rappelle également l’existence de structures chargées de recueillir les doléances des usagers et des justiciables si ceux-ci devaient se plaindre des agissements des fonctionnaires ou des gendarmes.
Samedi, deux individus sont décédés sous les armes des gendarmes alors qu’avec la foule, ils avaient manifesté devant la caserne de la brigade de la gendarmerie à Amboangibe Sambava. Ils avaient alors demandé à la gendarmerie de leur remettre un suspect dans le cadre de la mort d’un médecin libre de la localité. La gendarmerie qui avait évoqué une rébellion a usé d’armes à feu pour disperser la foule. C’est pour apaiser la tension qui s’en est suivie et pour transmettre les messages des autorités que le général Richard Ravalomanana et Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison sont venus à Sambava ce lundi.
Photo : Gendarmerie nationale