SCRUTIN – « L’absence de certains grands électeurs n’impactera pas les résultats des sénatoriales », estime le Premier ministre

Antananarivo, 20 Septembre, 21h10 – Certaines communes ne seront pas représentées au sein du collège électoral des prochaines élections sénatoriales, mais cela ne devrait pas impacter sur le scrutin prévu le 11 Décembre, du moins si l’on en croit le Premier ministre. Christian Ntsay rappelle qu’« elles sont 24 communes à devoir refaire les élections, huit autres en pleins contentieux électoraux auprès du Conseil d’Etat ».
Pour cause d’urgence sanitaire, nous n’avons pas pu organiser les élections partielles sur ces communes, indique le chef du gouvernement. Mais comme il y a plus de 1600 communes, souligne-t-il, l’absence des grands électeurs de ces communes n’aura « pas d’impact sur les résultats des élections sénatoriales ».
L’absence des grands électeurs issus des régions et des provinces n’a pas été abordée au cours de l’émission avec le Premier ministre. Outre les élus municipaux et communaux, la Constitution prévoit que le collège électoral des sénatoriales comprend également le chef de région et les conseillers régionaux, ainsi que le chef de province et les conseillers provinciaux.
Le chef du gouvernement a néanmoins insisté sur l’importance d’organiser les élections sénatoriales à la date déjà définie par les autorités. « Le mandat des Sénateurs est déterminé par la loi. Nous violons la Constitution si nous prolongeons leur mandat », souligne-t-il. En 1998, le mandat des députés avait déjà été prorogé de dix mois, avec l’aval de la Haute cour constitutionnelle (HCC), de façon à permettre de délivrer aux électeurs la carte nationale d’identité devenue obligatoire.