Antananarivo, 22 Juin, 14h30 – Un deuxième round en cours pour préparer la présidentielle. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) convie à une réunion les acteurs politiques et ceux qui peuvent être concernés, de près ou de loin, à la course à la magistrature suprême.
Ce « dialogue pour un processus électoral inclusif et transparent avec toutes les parties prenantes » dure toute la journée de ce jeudi. Les entités présentes, ou leurs représentants, discuteront, entre autres, du budget lié à l’organisation de la présidentielle, du fonds commun avec les partenaires techniques et financiers, de la mise en œuvre de la refonte de la liste électorale ou encore du calendrier électoral. Ils vont également aborder les modalités de la mise en œuvre des recommandations issues de la première réunion organisée en mars, selon l’agenda proposé pour la rencontre.
Une partie de l’opposition, la plateforme « C’est Lera », « ne prendra pas part à la deuxième rencontre selon l’invitation de la Ceni », avait prévenu un communiqué la veille de la réunion. Elle dénonce l’ »absence de transparence et le manque d’initiatives pour prendre des mesures concernant la liste électorale, le financement des élections, la réforme des textes électoraux » avec la « perte de confiance envers le gouvernement, la CENI, la HCC pour une élection démocratique, la transparente et acceptée par tous ».
Pour sa part, Marc Ravalomanana, accompagné par des députés de son parti, Tiako i Madagasikara (TIM), décide de répondre d’une manière favorable à l’invitation. « Ils [opposants absents de la rencontre] ont fait leur choix de ne pas venir. Ne vaudrait-il pas mieux d’y assister puis claquer la porte si cela ne convenait pas ? », s’interroge l’ancien président. « Le Tim est présent car même les Nations unies sont présentes », poursuit le président de la plateforme RMDM.
Retaf Arsène Andrianarisedo Dama, président de l’organe chargé de préparer et d’organiser les scrutins, déplore la politique de la chaise vide décidée par une partie de l’opposition. « Ce n’est pas le moment de proposer des idées qui pourrait provoquer des troubles et d’instrumentaliser la Ceni », fustige-t-il.
Les tenants du pouvoir sont présents à Ivandry. Des chefs d’institution et des membres du gouvernement sont aperçus sur le lieu. Il en est de même pour le représentant résident du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) et des représentants du corps diplomatique.