SECTEUR BANCAIRE – 5 580 chèques et 4 590 effets impayés d’un montant total de 444,5 milliards d’ariary enregistrés par la Centrale des incidents de paiement en 2022

Antananarivo 9 Novembre, 14h42 – 444,5 milliards d’ariary. C’est le montant total des impayés sur chèques et effets confondus enregistrés par la Centrale des incidents de paiement (CdI) en 2022. Ce montant constitue une hausse de 50% par rapport à celui de 2021, rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

Ce sont surtout les effets impayés qui ont gonflé ce chiffre. Il s’agit des effets remis à l’encaissement ou à l’escompte sur le compte de l’entreprise, mais qui n’ont pu être crédités faute de provision suffisante sur le compte du client. La CdI indique avoir enregistré 4 590 effets impayés en 2022, contre 4 371 en 2021, soit une augmentation de 4,5%. Une augmentation de 74% en montant a été également observée atteignant 376,0 milliards d’ariary en 2022, contre 96,5 milliards d’ariary en 2021.

Une diminution de 8,5% a pour sa part été enregistrée pour ce qui est du nombre des chèques impayés, passant de 6 059 en 2021 à 5 580 en 2022. Un chèque impayé est un chèque déposé sur le compte de l’entreprise, mais qui n’a pu être crédité faute de provision suffisante sur le compte du client.

Pour l’année 2022, leur montant avait également connu une baisse de 78,8% pour se situer à 68,2% en 2022. Ce recul, aussi bien en volume qu’en valeur, correspond à la réduction de l’utilisation de cet instrument de paiement observée dans les systèmes de paiement au cours de la période examinée, d’après la CdI.

Comme rappelé par la BFM, la Centrale des incidents est opérationnelle depuis le mois de juillet 2019. Elle recense les incidents résultant de l’utilisation par toute personne physique ou morale des moyens de paiement, dont particulièrement les chèques et les effets. 11 banques avaient alimenté sa base de données l’année dernière à travers les déclarations des incidents de paiement. Cela inclut notamment les chèques impayés et les effets impayés, ainsi que les éléments relatifs à la régularisation ou à la non-régularisation des impayés, indique l’autorité monétaire.

Photo d’illustraiton / Pixabay