SECTEUR PRIVÉ – Les partenaires sociaux s’accordent sur une hausse de 10 % du salaire pour 2023

Antananarivo, 19 Janvier, 13h52 – Une entente trouvée. Le patronat et les représentants syndicaux réunis le 17 janvier se sont mis d’accord pour une hausse de salaire de 10 % pour l’année 2023. Suite à cet accord, le salaire minimum d’embauche pour la catégorie professionnelle la plus basse dans le secteur privé devrait passer de 217.000 ariary à 238.000 ariary. Malgré cette hausse, un gap est cependant constaté par rapport au salaire minimum de 250 000 ariary fixé par le gouvernement depuis mai 2022.

Afin qu’il n’y ait pas de baisse de salaire, comme le confie Rémi Henri Botoudi, coordonnateur de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), les partenaires sociaux sollicitent l’Etat pour combler le gap et poursuivre la subvention des salaires. « L’Etat doit prendre ses responsabilités pour que ce salaire minimum reste à 250.000 ariary », poursuit celui qui est aussi secrétaire général du mouvement syndical Sekrima.

« Les entreprises privées ne sont pas encore relevées des crises économiques depuis 2020 », note le leader syndical. Il soulève qu’avec cet accord, « le patronat fait déjà un effort pour se rapprocher des 250.000 ariary ». Il estime alors que « l’Etat doit aussi en faire d’autant que c’est lui qui a décidé de fixer le plancher à 250 000 ariary ».

Dans l’optique des partenaires sociaux qui ont adressé la demande aux ministres en charge du Travail et du Secteur privé, l’Etat devrait payer une subvention de 11 200 ariary au lieu des 33 000 ariary de l’année dernière. Des démarches sont en cours pour solliciter des audiences auprès des autorités, poursuit notre interlocuteur.

La hausse de 10% des salaires devrait toucher tous les salariés du secteurs privé, du moins ceux des catégories M1 à OP3 – 5B. L’augmentation prévue devrait s’appliquer dès ce mois de janvier même si un décret est encore attendu pour qu’elle soit effective.

En 2022, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour une hausse de 9,9% des salaires dans le secteur privé, aboutissant à un salaire minimum de 217 000 ariary. Le président de la République ayant promis un salaire minimum de 250 000 ariary, l’Etat a dû combler le gap avec une subvention de 33 000 ariary.