Le ministre des Forces armées, le général de corps d’armée Maminirina Ely Razafitombo, clarifie les limites du recrutement au sein de l’armée après la durée légale du service national. Lors du deuxième face-à-face entre les membres du gouvernement et les députés à l’Assemblée nationale, ce vendredi, l’officier général précise que son ministère “n’est pas en mesure d’intégrer l’ensemble de ces effectifs en raison des contraintes liées aux postes budgétaires”.
Selon lui, “chaque année, environ 4 000 personnes effectuent leur service national. Pourtant, les postes budgétaires disponibles ne sont que de 800 à 1 000”. Le ministre met ainsi en évidence un déséquilibre structurel entre les capacités de recrutement des forces armées et le nombre de citoyens ayant accompli leur devoir citoyen. “Sur une période de dix ans, cela représente un écart de plus de 10 000 personnes”, ajoute-t-il.
Conformément à la Constitution, le service national est obligatoire pour tout citoyen âgé de 18 ans, homme ou femme. “Cela ne signifie pas pour autant qu’ils doivent impérativement intégrer l’armée après avoir terminé leur service”, souligne le membre du gouvernement. L’accomplissement du service national ne conduit donc pas automatiquement à une carrière militaire. “Il existe de nombreuses autres façons de servir la nation en dehors des forces armées”, a expliqué le général Maminirina Ely Razafitombo.
Face à cette réalité, le ministère des Forces armées affirme mettre en place des formations favorisant l’insertion dans la vie active, afin de préparer au mieux les personnes ayant achevé leur service national à leur retour à la vie civile.
