Réduire l’absentéisme, prévenir la déscolarisation et favoriser les apprentissages. Les cantines scolaires jouent un rôle déterminant dans la scolarisation des élèves. Leur couverture reste pourtant limitée avec 4 026 écoles primaires publiques (EPP) ayant des cantines scolaires sur près de 26 000 établissements dans tout Madagascar, soit un taux de couverture de 15%.
Ces quelque 4 000 établissements sont, par ailleurs, concentrés dans le Sud et le Centre de Madagascar. Le Nord de la Grande île reste peu desservi, indique également le diagnostic national présenté dans le cadre de l’initiative alimentation en milieu scolaire (AMS) du programme Asanao 3, porté par le Gret.
Outre la couverture limitée, le financement constitue également un défi majeur en matière d’AMS. En fait, l’Etat prend en charge une dotation de 850 ariary par repas. Pourtant, le coût réel de fonctionnement d’une cantine scolaire est estimé entre 2 000 et 3 000 ariary par repas. Malgré ces contraintes, plusieurs partenaires développent des approches innovantes fondées sur les achats locaux, la mobilisation communautaire et l’éducation nutritionnelle. Démonstrations culinaires, théâtre-forum, ateliers avec les parents et concours scolaires renforcent progressivement l’implication des communautés.
Selon le MICS 2025, 37 % des enfants de moins de cinq ans souffrent encore d’un retard de croissance à Madagascar, une situation aggravée par la pauvreté et des pratiques alimentaires inadaptées. Dans plusieurs régions, les périodes de soudure peuvent durer jusqu’à sept mois, poussant certaines familles à se limiter à un seul repas par jour. Les cantines scolaires s’imposent comme un outil stratégique pour améliorer à la fois la nutrition et la réussite éducative.















