Le général de division Hajatiana Rasolomanana affiche une fermeté nouvelle. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi matin au siège de la Jirama à ‘Ambohijatovo, le directeur général par intérim de la compagnie nationale d’eau et d’électricité annonce que “la dette de la Jirama s’élève actuellement à un peu moins de 2 000 milliards d’ariary”.
Face à ce passif, la stratégie de la nouvelle direction consiste à limiter les risques en amont. Pour le l’officier général, il est impératif d’évaluer scrupuleusement chaque offre commerciale et de rejeter systématiquement celles susceptibles d’aggraver l’insolvabilité de l’entreprise. À l’entendre, il va “écarter toute offre qui risquerait de couler davantage la Jirama”.
Quelques semaines avant son départ de la direction générale de la compagnie, l’ancien directeur général Ron Weiss avait laissé entendre que les principaux créanciers de la Jirama étaient surtout les producteurs indépendants d’électricité (IPP) et les fournisseurs de carburant. A l’époque, il avait indiqué que la plupart des fournisseurs, hormis ces deux catégories, sont désormais tous payés à temps.
Malgré cette pression opérationnelle, la direction souhaite préserver le pouvoir d’achat des usagers. “Nous nous battons pour que les offres proposées soient à la portée des consommateurs”, souligne encore le DG par intérim. L’enjeu est alors de trouver un équilibre délicat entre la continuité du service public et la survie économique de la société.
