Un « Adema tourisme » ou pourquoi pas un « Adema Immo ». C’est une éventualité à laquelle on pourrait s’attendre, indique le directeur général de l’Aéroport de Madagascar (Adema), Jean Germain Andrianiaina. Il a confié durant la Journée aéronautique à Ivato que cette société qui gère les dix aéroports principaux de Madagascar, autre qu’Ivato et Fascène, entend diversifier ses activités extra-aéronautiques dans sa nouvelle stratégie. L’Adema prévoit de se lancer dans des secteurs en dehors des aéroports, en vue de diversifier ses ressources financières et d’améliorer ses recettes.
Ce sont les produits aéronautiques comme le taxe d’aéroport, les redevances passagers, d’atterrissage, de stationnement, de balisage, de fret et les autres redevances accessoires qui constituent actuellement les principales sources de revenus de la société Adema, avec les dix aéroports qu’elle gère. Elle vit donc du trafic aérien traité au niveau de ces aéroports. Les activités extra-aéronautiques comme les boutiques ou les publicités, elles, ne contribuent qu’à 15% de son chiffre d’affaires. L’objectif pour l’Adema est de renverser ce taux de contribution, soutient son directeur général.
Le statut de l’Adema permet cette diversification des activités extra-aéronautiques au-delà des aéroports, souligne Jean Germain Andrianiaina. Et cette société n’entend se lancer que dans des secteurs et activités rentables, rassure-t-il. L’Adema qui envisage l’élaboration du business plan de son projet de diversification de ses activités avait d’ailleurs déjà lancé au mois de janvier un appel à manifestation d’intérêt consistant en diverses prestations intellectuelles, dont l’assistance à cette diversification de ses activités extra-aéronautiques. Les recettes qui seront générées par ces activités extra-aéronautiques serviront à financer les travaux d’aménagement et d’amélioration des aéroports gérés par l’Adema, poursuit son directeur général.
