SUSPICION DE CORRUPTION – Des plaignants entendus par le Bianco dans le dossier relatif à l’achat d’écrans plats par le CCO

Antananarivo, 4 Septembre, 7h50 – Enquête ouverte dans l’affaire « écrans plats acheté par le CCO ». Des organisations ayant porté plainte contre les personnes soupçonnées d’être impliquées dans le dossier disent avoir été entendues par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) mardi.

« Nous avons été convoqués par le Bianco pour enquête », confie Faniry Razafimanantany, secrétaire général de la plateforme « Vovonana malagasy manarina ny firenena » (VMMF), regroupant des partis politiques, des associations et des citoyens.

La plateforme indique avoir déposé une plainte auprès du Pôle anti-corruption (PAC) qui a ensuite transmis le dossier auprès du Bianco. Interrogé sur la procédure, ce dernier préfère toutefois encore rester discret sur la question et a choisi de ne pas s’exprimer. « Une enquête a besoin d’être menée dans un climat serein », avait juste déclaré son directeur général, Laza Eric Donat Andrianirina, la semaine dernière.

L’affaire en question remonte à la mi-Août quand une facture relative à l’achat de matériel informatique par le Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 a fuité sur les réseaux sociaux. Sur la facture figurait la signature prétendue du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation (MID), Tianarivelo Razafimahefa à côté d’une autre présentée comme étant celle de son épouse, directrice commerciale de la société fournisseure du matériel.

Les plaignants qui disent avoir porté plainte autant contre le fournisseur que contre les époux Razafimahefa, soupçonnent un « favoritisme ». Mais pour le ministre, contre lequel une plainte a été déposée auprès de la Haute cour de justice, il s’agit d’attaques politiques menées contre sa personne.