SUSPICION DE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION – Fanirisoa Ernaivo évoque des liens entre des manifestants de la “Gen Z” arrêtés et le Colonel Patrick Rakotomamonjy

Photo d'illustration : Assemblée nationale

Des précisions officielles sur la “garde à vue” des trois manifestants du mouvement GenZ. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, rapporte des suspicions de liens entre ces jeunes et le Colonel Patrick Rakotomamonjy, dans le cadre des enquêtes sur la tentative de coup d’Etat pour laquelle le nom de l’officier supérieur est poursuivi. Elle s’est exprimée sur le sujet, ce mardi, en marge de la séance d’adoption du projet de loi sur I’enregistrement des naissances à titre dérogatoire dans le cadre de l’enrôlement biométrique de masse.

Selon la ministre, “les enquêtes ont permis d’établir des connexions entre ces jeunes, le Colonel Patrick [Rakotomamonjy] et certaines personnes déjà placées en détention dans le cadre de cette affaire”. Elle cite notamment le nom d’un ressortissant français. Elle précise que ces jeunes, se réclamant du mouvement “Gen Z”, sont maintenus en garde à vue pour les besoins de l’instruction.

A l’entendre, les investigations ont permis de découvrir des conversations entre les suspects sur WhatsApp et Telegram. Ces échanges auraient “révélé la planification de manifestations et d’une tentative de coup d’État”, poursuit-elle. Fanirisoa Ernaivo souligne également l’existence de documents matériels “attestant qu’ils préparaient un renversement du pouvoir”. La ministre regrette que les manifestations ne soient pas liées à une “conviction idéologique” mais s’apparentent à ce qu’elle qualifie de “mercenariat”.

Arrêté la semaine dernière, le Colonel Patrick Rakotomamonjy, objet d’un mandat d’arrêt, a immédiatement été placé en détention à la Maison de force de Tsiafahy. Il est actuellement interrogé en milieu carcéral, où il est détenu en raison du danger qu’il représente mais aussi l’importance des risques de fuite, selon la ministre. Une fois l’enquête préliminaire clôturée, il sera déféré puis présenté à un juge d’instruction, poursuit Fanirisoa Ernaivo.