SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – L’hôtesse de la fête d’anniversaire du 14 juin à Ambohimalaza interrogée par les enquêteurs sur son lit d’hôpital

Photo d'illustration : MIC

Antananarivo, 22 Juillet, 8h30 – Cinq semaines après les faits, la jeune hôtesse de la fête d’anniversaire meurtrière organisée à Ambohimalaza répond aux questions des enquêteurs. Les agents de la brigade criminelle et de la section de recherches criminelles de la gendarmerie se sont rendus à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona lundi soir. Et c’est sur son lit d’hôpital que la jeune femme a subi un interrogatoire.

“Nous avons effectué ce soir le premier interrogatoire de Fenohasina. Cela a été effectué par les enquêteurs de la brigade criminelle pour la police nationale et par ceux de la section des recherches criminelles de Fiadanana pour la gendarmerie nationale”, rapporte le Commissaire Manampison Ratojonirina au micro de la chaîne de télévision publique. “Elle a bien assisté à cet interrogatoire qui s’est fait au sein de l’hôpital où elle se trouve”, poursuit le responsable.

Dans la journée, ce sont les plaignants, une dizaine de familles proches des victimes décédées après avoir mangé à la fête d’anniversaire de la jeune femme, qui se sont succédé à Fiadanana pour les besoins de l’enquête. Certaines d’entre elles ont été assistées par des avocats. Des prévenues dans le cadre de cette affaire se sont également déplacées dans les locaux de la section des recherches criminelles.

Le parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo qualifie d’empoisonnement criminel les faits qui se sont passés à Ambohimalaza même si la nature de la substance toxique, dangereuse et inhabituelle qui a tué au moins 30 personnes n’a pas été révélée au grand public. Trois personnes ont déjà été placées en détention préventive après les premières enquêtes. Des analyses d’échantillons de prélèvement sanguin et de contenus gastriques ont également été faites, et leurs résultats ont été transmis à la justice, assure le ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany.

Les enquêtes se sont accélérées depuis samedi, alors que le ministre de la Justice, Benjamin Rakotomandimby, avait indiqué avoir donné des instructions en ce sens au parquet. Selon le ministre, la jeune hôtesse de la fête et sa mère allaient être interrogées après que des plaintes ont été déposées contre elles la semaine dernière.

Le 22 juin, la procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, avait indiqué que la jeune femme ne pouvait pas être interrogée compte tenu de son état de santé. C’est également son état de santé qui n’a pas permis son interrogatoire la semaine dernière, avait-elle encore soutenu le 14 juillet après qu’elle a rendu visite aux patients.

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