Antananarivo, 13 Janvier, 6h15 – Des travaux qui sont presque passés inaperçus. Alors que les pays voisins de Madagascar connectés à Internet via le câble Lower Indian ocean network (Lion) avaient craint des perturbations et des ralentissements dans la connexion Internet suite à la réalisation de travaux sur un tronçon du câble, les abonnés malgaches n’ont pas trop eu à se plaindre.
Les travaux menés sur la partie du câble sous-marin, situé dans le lagon de Niali au Kenya depuis lundi et jusqu’à ce jeudi, ne semblent pas avoir eu trop d’impacts sur la connexion à Madagascar. Du côté de Orange Madagascar, membre du consortium Lion/Lion 2, ce faible impact des travaux est expliqué par des « dispositions pour les backups [qui] sont largement suffisantes ».
Selon Mauritius Telecom, l’un des membres du consortium Lion/Lion 2, « le tronçon du câble qui se trouve dans les eaux kényanes s’est déplacé ». De graves dommages étaient à craindre si aucune intervention n’était menée, a annoncé lundi l’opérateur mauricien. Le consortium a donc cru que les travaux menés étaient « urgents et impératifs afin de prévenir des risques de pannes majeures ».
Madagascar est connecté à Internet via notamment trois câbles sous-marins : le câble Lion exploité par Orange Madagascar, le câble Eassy et le câble Metiss, tous deux exploités par Telma. Grâce à ces câbles, Madagascar est, selon la plateforme Speedchecker, plateforme d’investigation et d’évaluation des expériences au niveau des consommateurs sur les produits de télécommunication, le septième pays africain où la vitesse de téléchargement est le plus rapide. Le classement établi par Speedchecker suite à une étude réalisée en Octobre-Novembre 2021 place Madagascar derrière le Maroc, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Mali, le Malawi et le Botswana, mais devant des pays comme l’île Maurice, le Nigeria, le Sénégal, l’Egypte ou le Kenya.