Antananarivo, 4 Octobre, 7h45 – Des risques pèseraient sur les financements internationaux en cas de rupture de l’ordre constitutionnel. Le président de la République Andry Rajoelina avait exposé ce scénario dans son adresse à la nation sur la page Facebook de la présidence de la République, ce vendredi.
Le Chef d’Etat a évoqué un entretien avec la Banque mondiale sur ce sujet, jeudi. Selon lui, cette institution de Bretton Woods aurait été claire et avait averti que “si un changement de régime intervient dans le pays en ne respectant pas la Constitution, tous les projets financés par les partenaires techniques et financiers (PTF) dans notre pays seraient suspendus et annulés”.
La menace toucherait des projets d’infrastructures routières ou encore des programmes d’adduction d’eau. Et l’arrêt de ces projets entraînerait l’effondrement économique du pays, soutient le Chef de l’Etat. “Si Madagascar devait sombrer dans une nouvelle crise maintenant, notre développement reculerait de 15 ans. Personne d’entre nous ne souhaite un tel recul”, lance-t-il alors.
Andry Rajoelina a néanmoins exprimé des regrets sur l’état de la gouvernance du pays. Et ce, tout en reconnaissant les lacunes dans sa gestion de la Nation, ainsi que les retards dans la mise en œuvre de certains projets annoncés.
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