Antananarivo, 30 Juillet, 11h25 – L’industrialisation est plus qu’un mot à la mode, c’est un impératif pour transformer l’économie malgache. Et le discours de Tiana Rasamimanana ne laisse pas de place au doute. Dans le cadre de la huitième semaine de l’industrialisation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) rappelle avec clarté l’urgence de rompre avec le modèle de l’exportation des matières premières. “Pour que Madagascar se dote de perspectives durables, il faut investir dans des infrastructures industrielles communes comme les zones économiques spéciales et les corridors logistiques”, insiste-t-il.
Pour Tiana Rasamimanana, il est indispensable de soutenir les petites et moyennes entreprises locales et d’encourager l’innovation dans des secteurs porteurs tels que l’agroalimentaire, le textile, voire le pharmaceutique. “L’industrialisation n’est pas un simple objectif, c’est une nécessité pour créer des emplois durables et réduire notre dépendance aux importations”, affirme-t-il.
Ce changement de paradigme, il l’associe également à l’impératif de transformer l’agriculture. L’idée est alors de passer d’une agriculture de survie à une agriculture de transformation pour garantir la souveraineté alimentaire et stabiliser nos économies.
Le président du SIM se fait aussi le porte-voix de l’unité entre le secteur public et le secteur privé, deux acteurs qui doivent désormais unir leurs efforts pour relever les défis communs. Certains intervenants soulignent d’ailleurs, dans un élan de réalisme, que le marché mondial ne peut tolérer l’inaction et que chaque partie prenante doit prendre ses responsabilités pour que nos produits deviennent la fierté de notre continent.
La semaine de l’industrialisation apparaît ainsi comme une plateforme de dialogue, invitant à une mise en commun des potentialités de la zone océan-indien et des 15 autres pays membres de la SADC, ce qui en fait une opportunité dans la dynamique de la Zone de libre échange continentale africaine. Tiana Rasamimanana estime que “c’est en conjuguant les efforts du gouvernement et du secteur privé que nous pourrons espérer passer du stade des promesses à celui des actions concrètes”.
Conscient de cet enjeu, le Syndicat des Industries de Madagascar met en avant le label “Malagasy ny Antsika” pour sensibiliser les consommateurs à la qualité et à la valeur ajoutée des produits locaux. “Pour construire notre avenir, il faut faire aimer ce qui est malgache, et ce, en impliquant également notre jeunesse dynamique dans le processus d’industrialisation”, conclut-il.
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