TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

 

Antananarivo, 20 Mai, 14h25 – Faire du marché unique une réalité. C’est un sujet discuté par le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, en marge de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA). Une occasion pour les ministres membres de cette alliance de se concerter une nouvelle fois sur les manières de travailler et de mutualiser les efforts pour la mise en place de ce marché unique du continent africain, a expliqué le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique du Congo, Léon Juste Ibombo, lors de l’ouverture de ces Assises à Ivandry, vendredi.

Les infrastructures, étant un des éléments indispensables pour le secteur du numérique, sont parmi les points abordés lors de la réunion de ce Conseil des ministres. Le ministre congolais insiste en effet qu’il faut non seulement une interconnexion mais également une interopérabilité entre les pays africains pour la réussite de ce projet. A celle-ci s’ajoute la nécessité de politique qui va favoriser l’inclusion au niveau des télécommunications du continent africain, a-t-il ajouté.

Le spécialiste en développement du numérique de la Banque mondiale, Baidy Si a déjà souligné que le financement et l’investissement dans les infrastructures qui assurent la connectivité sont essentiels pour ce projet de marché unique numérique. Il estime aussi que ces investissements doivent s’accompagner de réformes politiques et règlementaires qui créent un environnement sûr et attrayant pour les investisseurs privés. Le continent devra par ailleurs se doter d’une cyber-résilience pour instaurer et garantir le bon fonctionnement de ce marché numérique africain.

Madagascar s’y est déjà préparé, selon son ministre de Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo. Ce membre du Gouvernement insiste pour sa part sur la nécessité de former la jeunesse, la première richesse du continent africain, sur l’usage du numérique. Il parle notamment de formation sur l’ingénierie informatique, le traitement des données, l’intelligence artificielle ou encore l’expérience client sur lesquels des pays comme Madagascar vont conforter leur présence.