Une question d’économie. Madagascar ne peut pas attendre qu’Air Madagascar retrouve complètement ses moyens pour ouvrir le ciel aux visiteurs, laisse entendre Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie. Face à la situation de la compagnie nationale, il indique avoir accédé à la demande d’Air France d’opérer un cinquième vol par semaine pour rallier la Grande île. “Air France a demandé un cinquième vol, et c’est un plaisir pour moi d’annoncer aujourd’hui que je l’ai autorisé”, indique-t-il face à la presse lors de la journée de l’aéronautique à Ivato, mardi.
Selon, le nouveau président du conseil d’administration de l’Asecna, il s’agit surtout d’une décision économique. Le secteur aérien et le tourisme reprennent totalement leurs droits actuellement, Madagascar ne peut ainsi attendre car il est question de faire rentrer de l’argent pour le pays. “Nous n’allons pas les attendre, les gens se ruent chez nous et il faut pas oublier que c’est de l’argent qui rentre” justifie l’ancien cadre d’Air Madagascar.
A part le cinquième vol opéré par Air France et le retour des vols d’Airlink, de nouvelles compagnies vont desservir bientôt la grande île. La mise en place d’un vol direct entre Le Cap et Mahajanga, mais aussi un vol direct entre l’Italie et Mahajanga sont actuellement en travail selon le ministère des transports.
Malgré cette ouverture du ciel, le ministère des Transports assure que la compagnie Air Madagascar ne sera pas pour autant laissée de côté. Rolland Ranjatoelina indique qu’il a de grands projets pour la compagnie nationale et indique vouloir rendre à cette compagnie aérienne ses droits une fois qu’elle réussit à se redresser. « C’est d’ailleurs ma responsabilité”, assure-t-il. “Autrefois Air Madagascar a atterri dans 15 pays et a rejoint 50 destinations nationales”, rappelle-t-il encore. “Une fois que les choses s’amélioreront, tous les droits et le trafic seront rendus à Air Madagascar”. “Aujourd’hui nous sommes dans l’urgence” conclut-il.
