Antananarivo, 8 Avril, 19h50 – Ce ne sont pas le équipements qui manquent à l’aéroport d’Ivato. Les failles résident surtout au niveau des agents de surveillance et de contrôle qui travaillent dans cet aéroport international, si l’on en croit les explications des autorités gouvernementales qui se sont rendues sur place, ce vendredi. Le ministre des transports et de la météorologie, Roland Ranjatoelina, parle de « contrôle désorganisé ».
Afin de régler ce problème, tous les acteurs impliqués dans ce contrôle, à savoir les douaniers, les gendarmes, les polices de frontières, les agents de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), ou encore ceux dans la sûreté et la sécurité aéroportuaire ont été réunis ce vendredi. L’objectif était de coordonner les actions et de se convenir sur l’application de la tolérance zéro à l’encontre des exportateurs illicites des ressources nationales.
Plusieurs mesures sont ainsi prévues. Le ministère de la Sécurité publique se dit notamment activement engagé dans la lutte contre les trafics illicites à l’aéroport d’Ivato. « Si des opérations illégales viennent à ne pas être détectées, les agents de la police des frontières devront être les premiers à être enquêtés. Ils ne doivent pas être les complices des trafiquants », lance le ministre de la sécurité publique, Fanomezantsoa Randrianarison.
Par ailleurs, bien que l’actuel terminal international d’Ivato soit déjà bien équipé, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, annonce l’acquisition prochaine de bodyscan. Ce scanner corporel qui est un portail conçu pour l’inspection des passagers et pour la détection des objets dissimulés sous les vêtements servira à renforcer le contrôle dans cet aéroport, explique-t-elle.