Antananarivo, 16 Mars, 15h57 – Les opérateurs touristiques de l’axe Nord de la Grande île tirent la sonnette d’alarme pour signaler la précarité de leur situation. Ils réitèrent le récent appel de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) ainsi que du Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama – Fivondronan’ny mpandraharaha eto Madagasikara). Ces groupements avaient réclamé l’autorisation pour toutes les compagnies de desservir de nouveau cette zone (Nosy-Be, Antsiranana et Sambava) et l’allègement des mesures de restriction imposées dans le cadre de l’ouverture des frontières.
Ces opérateurs dans le Nord de Madagascar estiment que d’autres dispositions spécifiques sont aussi à considérer par l’Etat. Pour le cas d’Antsiranana, ils soulèvent la nécessité de réaliser la réhabilitation de la route nationale qui la relie à Ambanja (RN6) selon le délai imparti. Ils demandent également le retour des vols directs Antsiranana-La Réunion, Antsiranana-Mayotte. Ce qui nécessite toutefois la rénovation de l’aéroport d’Arrachart. La mise en place des dispositifs permettant l’accueil sans risque des paquebots est également sollicitée.
Pour Nosy-Be, ces opérateurs demandent que la reprise des opérations pour les compagnies ayant desservi auparavant cette ville et même les autres compagnies opérant déjà à Madagascar soit facilitée. Ils espèrent également l’élargissement des dessertes aériennes nationales, dont celle en partance de Nosy-Be, vers Sambava et Antsiranana. Pour l’instant, seule la compagnie aérienne Neos Air, affrétant des vols charters reliant l’Italie à l’île aux Parfums est autorisée à atterrir à Nosy Be.
Pour Sambava, les opérateurs réclament que les tarifs des vols intérieurs de Tsaradia soient revus à la baisse. Ils estiment que les frais de transport actuels sont loin d’encourager les nationaux à se rendre dans cette destination. Ceci va de pair avec la demande d’extension de son aéroport. Par ailleurs, l’allègement des impôts à payer, le renforcement des infrastructures touristiques et de compétences pour les acteurs locaux, ou encore la révision du prix de l’électricité sont autant de points à considérer pour la relance du tourisme.
L’Etat avait programmé l’ouverture totale des frontières le 5 Mars dernier. Les mesures demandées aux compagnies pour opérer ont cependant été qualifiées de « fantaisistes et inappropriées », notamment par la CTM. Plusieurs compagnies auraient fait de demande pour opérer à Madagascar mais elles n’auraient pas encore eu d’autorisation de vol, les négociations relatives aux conditions sécuritaires et sanitaires imposées par l’Etat malgache étant encore en cours.
Lors de leur dernière conférence de presse, les groupements du secteur privé avaient notamment demandé la cessation immédiate de ce qu’ils ont qualifié de « chantage diplomatico-économique sur la reprise des autres lignes aériennes ». Ils ont demandé que les autorisations de vols soient octroyées d’ici au 28 Mars 2022, date de début de la saison de l’association du transport aérien international (Iata).