Antananarivo, 30 Août, 21h00 – La deuxième fois n’a pas été la bonne. Soumise une seconde fois en délibération au niveau du conseil municipal de la commune urbaine d’Antananarivo ce mardi, la légalisation des taxis-motos a été une nouvelle fois rejetée par les conseillers.
Contrairement à la délibération d’Août 2021, les débats ont été plus houleux ce jour durant la session extraordinaire indique Hilda Hasinjo Ravelonahina, conseillère municipale et partisan de la légalisation. Le vote qui s’est déroulé en début de soirée a été serré, 27 voix pour, 28 voix contre.
La légalisation tant espérée par les associations de taxis-moto ne sera donc pas pour tout de suite. Hilda Hasinjo Ravelonahina craint même un renforcement des répressions envers les taxis-motos clandestins de la capitale à partir de maintenant.
Pour Clémence Raharinirina, conseillère municipale et présidente de l’association des taxis-ville, la décision prise par le conseil est logique. « Nous avons toujours été dans la légalité et c’est le devoir de l’Etat de protéger les ceux qui travaillent dans la légalité et de ne pas les mettre en concurrence avec ceux qui opèrent dans l’illégalité », s’exclame-t-elle.
Ce mardi, jour de délibération au conseil municipal, des taxis-ville ont manifesté dans les rues pour exprimer leur opposition à la légalisation des taxi-motos.