TRAVAIL- Le gouvernement annonce la prise en charge par l’Etat des cotisations patronales à la Cnaps prévues pour les salariés payés au Smic afin de permettre au secteur privé de payer un salaire minimum à 250 000 Ariary
Antananarivo, 3 Mai, 20h02 – Un peu plus de détails sur les dispositions relatives à l’augmentation du salaire annoncée par les autorités. Le gouvernement compte délester le secteur privé des charges patronales payables à la Caisse nationale de prévoyance sociale sur les salariés payés au salaire minimum. L’Etat va plutôt payer ces cotisations à la place de l’employeur. C’est la solution qu’il a trouvé pour permettre d’arriver à un salaire minimum de 250.000 ariary.
« Il y a une somme, d’environ 34 000 ariary, que le secteur privé doit payer par mois auprès de la CNaPS. On libère le secteur privé de ce paiement mensuel, et c’est l’Etat qui prendra en charge ces charges patronales », explique Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, en marge de l’ouverture de la session parlementaire, ce mardi à Tsimbazaza. « En revanche, cet argent, que le secteur privé devrait payer à la Cnaps, sera utilisé pour augmenter les salaires », poursuit-elle.
Le Premier ministre, Christian Ntsay, explique les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement après cette augmentation de salaire pour éviter l’inflation. A l’entendre la fixation des prix plafonds « pour les trois prochains mois, a déjà été discutée avec les importateurs de Produits de premières nécessités (PP), les industries productrices de PPN et les commerçants ». « C’est ce que nous devrons faire pour pouvoir procéder à l’augmentation des salaires sans que cela ait un impact sur la hausse des prix », avance le chef du gouvernement. « Le [maintien du] coût de la vie est un combat que l’État mène actuellement, tout comme le maintien des prix des produits de première nécessité (PPN) », poursuit-il.
Le président Andry Rajoelina avait fait part de sa décision concernant l’augmentation de salaire le 1e Mai. Il avait annoncé la hausse du salaire minimum à 250 000 ariary pour le secteur privé. Comme le secteur privé avait prévu une hausse de 20.000 ariary sur le salaire minimum, il a indiqué que le gap de 30.000 ariary, sera assumé par l’Etat. Par ailleurs, l’augmentation évoquée est de 5 à 25% pour les fonctionnaires.