Une centaine de voitures et plus de 6 milliards d’ariary saisies cette année par l’ARAI

Antananarivo, 5 Décembre, 16h50 – De très grosses prises. Près de 200 voitures et un peu plus de 6 milliards d’ariary mais aussi des terrains et des bâtiments ont été jusqu’ici saisis par l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), indique ce mardi Aimé Rasoloharimanana, directeur général de cette agence. “La majorité des saisies sont liées à des détournements de fonds et de biens publics”, explique le DG. “En deuxième lieu, il y a ceux qui sont liés à des affaires de corruption”, ajoute-t-il.

 

Bien que les biens et les fonds soient saisis, bon nombre d’entre eux attendent encore le verdict des procédures judiciaires afin de déterminer de ce qu’ils vont devenir. “Il y a des poursuites judiciaires et des enquêtes s’ il y a eu réellement détournement”, explique le DG de l’Arai. “En attendant cela, toutes les saisies sont provisoires, si la personne s’avère innocente on leur rend leur biens”, indique-t-il. Dans le cas contraire, les biens reviennent à l’Etat.

 

L’Arai n’a été totalement opérationnelle que cette année mais les résultats sont déjà tangibles. Les saisies successives sont le fruit des travaux réalisés par les autres agences du système anti-corruption de Madagascar à l’instar du Bianco et du Samifin dont l’Arai est le bras armé pour recouvrir les biens mal acquis. Ce mardi, l’Arai a présenté sa nouvelle stratégie avec comme objectif, “rendre effectif le recouvrement d’avoirs illicites sur tout l’ensemble du territoire malgache”.

 

Cette nouvelle stratégie implique aussi la participation des citoyens et de toutes les entités à la lutte. “Un des objectifs de la stratégie est que le grand public puisse participer au processus de recouvrement des avoirs illicites”, explique le directeur. “La société civile, et les citoyens peuvent aider dans la lutte contre la corruption et dans cette nouvelle façon de se battre contre la corruption qui est le recouvrement des avoirs illicites”.

 

Selon la loi, quatre infractions peuvent conduire au recouvrement d’avoirs illicites : la corruption et les infractions assimilées, le détournement de fonds et de biens publics, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.