Rappeler que certaines réalisations avaient été initiées à l’époque de Hery Rajaonarimampianina, c’est reprocher implicitement à Andry Rajoelina d’en faire la récupération. Mais, qu’est-ce que la politique, sinon de la récupération ?
Que le pipeline dans l’Androy apparaisse comme la première réalisation du régime d’Andry Rajoelina au lieu de rester dans les mémoires comme la dernière de celui de Hery Rajaonarimampianina n’en souligne que cruellement la communication désastreuse des années 2014-2018. Il serait paradoxal d’en vouloir à Andry Rajoelina de faire ce que justement on reproche à Hery Rajaonarimampianina d’avoir négligé.
Pipeline de l’Androy, rocade Andranobevava-Ambohimangakely, route de la Francophonie, nouveaux terminaux à l’aéroport d’Ivato, etc. Personne n’attribuera aucune réalisation à qui que de droit si les principaux intéressés eux-mêmes s’oublient. Et ce ne fut pas le moindre paradoxe d’un régime qui avait compté à la direction de sa communication «le meilleur d’entre nous», Tsilavina Ralaindimby, unanimement salué par la profession, et au-delà, à son décès prématuré. Mais, une direction officielle n’avait pas empêché la multiplication de sous-directions plus rivales que complémentaires, des officines parasites et rebelles à une cohérence d’ensemble.
Andry Rajoelina était dans la tribune présidentielle du match-couperet contre la RD Congo. Les réseaux sociaux ont également abondamment relayé sa célébration avec les joueurs malgaches dans les vestiaires d’Alexandrie. Un coup de com. Peut-être qu’auparavant, il y avait du savoir-faire, mais il aura définitivement manqué le faire savoir.
