Plusieurs centaines de véhicules manquent à l’inventaire. La Cour des comptes rapporte un écart inexpliqué de 409 véhicules au niveau du ministère de la Population et des solidarités (MPS). Une situation qui provient d’une contradiction entre deux bases de données officielles, d’après ce qui a été exposé lors de la présentation du Rapport 2025 de l’auditeur suprême de l’Etat, jeudi.
Alors que le ministère de l’Economie et des finances (MEF), qui gère le patrimoine de l’Etat, en dénombre 465, le ministère de la Population et des solidarités n’en reconnaît que 56. Ce qui signifie que 88% du parc automobile théorique du MPS n’apparaît pas dans ses propres registres physiques ou comptables. Un écart qui met en avant une défaillance grave de suivi des véhicules administratifs, selon la Cour des comptes.
Ce n’est toutefois pas seulement au niveau de ce département que de telle défaillance dans la gestion des véhicules administratifs est enregistrée. L’Etat de délabrement de ce patrimoine de l’Etat est manifeste au niveau du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène. 60% de son parc est hors d’usage, et c’est plus de la moitié des véhicules de ce ministère sont soit des épaves, soit en panne.
Le ministère des Travaux publics compte de son côté 88 véhicules immobilisés ou totalement hors d’usage. Alors que près d’un quart des véhicules du Ministère en charge de la Gendarmerie sont à l’état d’épaves, avec des procédures de gestion ou de réforme bloquées.
