Antananarivo, 13 Novembre, 8h30 – Le ministère de la Justice annonce « des peines sévère ». A défaut de pouvoir aller au-delà de ce qui est actuellement prévu par le Code pénal, le département dirigé par Johnny Andriamahefarivo prône que les personnes condamnées pour viol exécutent leur peine en public.
« Les travaux forcés exécutés en public pour leur servir de leçon », souligne le ministère dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Les forçats, jugés « coupables de viol, d’agressions sexuelles ou de violences basées sur le genre seront montrés à la société », poursuit le communiqué. « L’idée est de faire voir et de faire entendre à la population ainsi que de faire sentir à la société que les personnes coupables de ces crimes indécentes sont passibles des peines très sévères ».
Au cours d’une conférence de presse rapportée par une publication sur la page Facebook du ministère, Johnny Andriamahefarivo confie avoir « reçu l’ordre de rendre plus sévère la loi régissant le viol ». Or l’adoption d’une nouvelle loi nécessite une longue procédure, « un projet de loi qui doit encore passer devant le Parlement », soulève le ministre. « Nous ne pouvons pas attendre face à l’urgence et à la multiplication inquiétante des cas », poursuit-il, faisant alors part d’une réunion d’urgence avec les hauts responsables du système judiciaire du pays.
Outre les décisions prises sur l’application de la forme la plus sévère des travaux forcés à temps, la réunion des responsables du système judiciaire rappelle et renchérit les mesures déjà annoncées en début de semaine par le ministère. Il y était question de détention préventive systématique, de refus de la liberté provisoire, d’absence de circonstances atténuantes, d’accélération du traitement des dossiers et de plusieurs autres mesures liées à la procédure pénale.