VOYAGE – Combien dépense en moyenne un touriste durant son séjour à Madagascar ?

Antananarivo, 3 Février, 19h30 – Une fourchette de dépenses. Un touriste international qui voyage à Madagascar reste environ une quinzaine de jours au pays. Durant ce séjour, ce touriste va dépenser entre 1 800 et 2 400 euros, suivant son pays de provenance, d’après ce qu’a exposé le vice-président du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Johann Pless, vendredi.

 

Cette dépense n’inclut pas le coût de billet d’avions qui a amené ce touriste. Johann Pless estime que les personnes qui voyagent à Madagascar pourraient encore dépenser davantage s’il y a une concurrence sur les prix de billets d’avion proposés par les compagnies aériennes. « Baisser leur charge d’arrivée au pays permettra aux touristes de dépenser plus d’argent. C’est de l’argent qui peut s’ajouter à leur dépense prévisionnelle dans l’artisanat, la location de voitures, la visite des parcs ou encore dans leur hébergement et leur restauration », soutient ce vice-président de la CTM.

 

Actuellement la première destination des touristes à Madagascar est Antananarivo, suivie par Nosy-Be. Mahajanga ferme le podium. « Ces trois villes sont jugées très touristiques. D’autres villes sont pour leur part esseulées, avec leur difficile moyen d’accès par les routes et avec le peu de rotation aérienne dont elles bénéficient comme c’est le cas de Sainte Marie ou de Fort Dauphin », poursuit Johann Pless.

 

Toutefois, durant son séjour d’environ 15 jours à Madagascar, un touriste international va passer uniquement 1,8 nuitée en moyenne sur Antananarivo. « Nous voyons ainsi qu’il y a une vraie décentralisation de l’acte d’achat du touriste puisqu’il va rester moins de 10% de son séjour dans la Capitale », fait-t-il remarquer.

 

Pour améliorer rapidement l’attractivité et la capacité de séduction de la destination Madagascar, l’Etat avance dans sa Politique générale (PGE) qu’il est essentiel d’aménager des zones dédiées et équipées d’installations modernes et desservies par un système de transport multimodal. Il estime également que l’adoption du nouveau code des investissements devra améliorer le climat des affaires à Madagascar, en levant les nombreux obstacles administratifs et juridiques.

 

L’Etat se dit par ailleurs persuadé que l’industrie touristique contribuera de manière optimale à l’accélération de la croissance économique du pays en tant que stimulatrice d’investissements étrangers et nationaux, pourvoyeuse de devises et créatrice d’activités génératrices de revenus et d’emplois au niveau des localités.