Il y a plusieurs produits de nécessité que Madagascar importe pour couvrir ses besoins locaux, comme la farine. Et l’année dernière, la quantité importée de ce produit et mise à la consommation au pays s’élevait à 174 600 tonnes. Nous allons donc prendre ce volume d’importation pour notre chiffre du jour.
174 600 tonnes, c’est la quantité de la farine importée par Madagascar et qui avait donc été mise à la consommation en 2024.
En comparant ce volume à celui enregistré en 2023, une hausse de 54,1% est à noter, avec les 113 300 tonnes à l’époque. Et bien, cet accroissement des importations est toujours considéré comme au détriment des activités de la branche de production nationale de ce produit, c’est-à-dire les producteurs locaux de farine.
Et là, nous revenons sur des sujets que nous avons déjà abordés auparavant comme « l’enquête de sauvegarde » ou encore les « mesures de sauvegarde ».
Rapellons qu’un membre de l’Organisation mondiale du commerce peut temporairement suspendre des concessions multilatérales sur ses importations d’un produit donné si sa branche de production nationale subit ou est menacée de subir un dommage grave causé par un accroissement des importations.
Ce pays peut relever le droit de douane au-dessus du taux consolidé, appliquer une restriction quantitative ou prendre d’autres mesures de restriction des échanges qui seraient autrement prohibées.
Pour le cas de Madagascar, une mesure de sauvegarde définitive concernant les importations de farine a été prise au mois d’octobre 2023. La mesure de sauvegarde définitive a pris la forme de droit additionnel ad valorem au taux de 12% de la valeur CAF à l’époque. Ce droit additionnel devait baisser à 11,5% en 2024, à 11% en 2025 et à 10,5% entre janvier 2026 et février 2027.
Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry.














