Antananarivo, 3 Mars, 7h25 – Le secteur privé affiche sa stupéfaction après avoir eu connaissance des projets de conditions envisagés par le gouvernement dans le cadre de la réouverture des frontières de la Grande île. A en croire Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), les conditions imposées semblent ne rien avoir avec la Covid-19 mais plutôt liées au trafic d’or et autres ressources précieuses.
Parmi les conditions déplorées par le secteur privé figurent, par exemple, l’interdiction pour les voyageurs d’avoir une valise à roulette dans l’avion, celle-ci étant considérée comme pouvant contenir de l’or ou des tortues. Il déplore également que les passagers doivent se faire fouiller avant et pendant le vol ainsi qu’à l’arrivée dans le pays de destination.
« Les pays partenaires ont été conviés à accepter que les voyageurs en provenance de Madagascar puissent se faire fouiller à leur arrivée. Et vous pouvez comprendre que plusieurs États ont refusé », lance Aina Raveloson, présidente de la confédération du Tourisme (CTM) durant l’Assemblée générale du GEM qui s’est tenue mercredi à Anosy. « Nous n’aurons pas les vols escomptés » appréhende-t-elle encore durant la réunion.
Le président du GEM annonce solliciter une rencontre avec les trois ministères chargés de fixer les conditions dans le cadre de la réouverture des frontières, à savoir le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Transports et de la météorologie et celui du Tourisme pour revoir ces conditions. « Si l’or sort de Madagascar, ce sont les responsables, les autorités qui ne font pas leur travail. Il ne faut pas en faire porter la responsabilité au secteur privé », fustige le président du GEM.
La semaine dernière, les différents groupement du secteur privé avaient demandé la réouverture totale et sans conditions des frontières aux passagers internationaux. Ils avaient notamment souhaité que les mesures sanitaires à l’arrivée soient allégées et que les restrictions autant sur les lignes desservies que sur les compagnies aériennes autorisées soient levées. Pour l’instant, les ministères auxquels le soin d’établir les conditions a été confié n’ont pas encore rendu publiques leurs décisions. Le Conseil des ministres avait annoncé la réouverture conditionnelle des frontières au 5 Mars.














