Antananarivo, 31 Mars, 6h45 – Les autorités décident d’intervenir directement sur les prix des produits de première nécessité. Le Conseil des ministres annonce des « mesures de plafonnement des prix des produits de première nécessité (PPN) pour veiller au quotidien de la population ». Les détails de ces mesures devraient être pris à l’issue de la concertation du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation avec les opérateurs industriels, producteurs et les importateurs, précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
Pour justifier son intervention, l’Etat met en avant les dispositions de la loi sur la concurrence qui l’autorisent à prendre des mesures contre les hausses ou les baisses excessives des prix. Il invoque notamment en Conseil des ministres « une situation de monopole, des difficultés d’approvisionnement ainsi que des situations exceptionnelles ». Autant de motifs admis par la loi pour justifier la prise de mesures temporaires par le gouvernement.
Dans son communiqué, le Conseil des ministres parle de hausse de prix due à « l’augmentation du fret maritime, la hausse du cours international du pétrole, la baisse de la production mondiale et l’arrêt des exportations par les grands pays producteurs face à la crise ukrainienne ». A l’interne, il met en avant « les impacts de la crise sanitaire, la dégradation des routes dues au passage des cyclones successifs, mais aussi l’insuffisance de la production locale qui crée une mentalité de profiteurs et de spéculateurs chez certains producteurs ».
Lundi, à l’ouverture du dialogue public-privé sur l’industrialisation, le ministre Edgard Razafindravahy a déjà annoncé que l’Etat devrait prendre des mesures importantes pour freiner la hausse des prix cette semaine. Il n’a pas donné de détails, mais devant les groupements d’entreprises, il a évoqué des « discussions sur la fiscalité ». Dans son discours, le ministre a également insisté sur la nécessité de « mettre fin aux monopoles ».














