Antananarivo, 12 Décembre, 19h55 – Des artistes engagés élèvent leurs voix et disent non à la violence. A l’occasion de la dernière journée des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, Imiangaly, Brouk et Zia, Poète rebelle et Feu Follet ont livré des messages pour inviter le public à agir contre certaines pratiques sociales qui tendent à normaliser certaines formes de violence de genre. C’était à l’occasion d’un atelier artistique qui s’est tenu vendredi devant l’hôtel de ville. Comme rappelle l’Unicef, « ces normes sociales entravent le signalement à faveur d’arrangements à l’amiable et stigmatisent les victimes qui s’opposent à l’impunité et aux silences ».
Selon les données de l’enquête Mics 2018 rappelées par l’Unicef, 40% des femmes malgaches pensent qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme. Une femme sur trois subit au moins une forme de violence et près de trois femmes sur quatre victimes de violence ne tentent jamais de chercher de l’assistance ni même de dénoncer les actes de violence. Les violences, ont rappelé les artistes vendredi sont aussi bien physiques que psychologiques et sexuelles.
Au-delà des normes sociales, d’autres facteurs favorisent le silence sur les violences subies par les femmes. Cela inclut la disponibilité réduite de centres dédiés à la prise en charge intégrée, les capacités limitées des canaux de signalement à absorber les requêtes d’aides et à orienter les survivantes des violences basées sur le genre, ainsi que l’accès réduit aux services de signalement et assistances pour les populations vivant dans les zones rurales et reculées.
Photo : Unicef














