Antananarivo, 26 Décembre, 16h30 – Clémence Raharinirina prend officiellement ses fonctions en tant que chef de région par intérim d’Analamanga. Et l’une des premières mesures qu’elle annonce est d’effectuer un audit conformément au document qu’elle a signé lors de la cérémonie de passation de service effectuée à Ambohidahy, ce vendredi. “Nous entrons ici avec intégrité et nous devrons en sortir avec la même intégrité”, annonce la nouvelle patronne de la région Analamanga. La passation a été effectuée à l’absence de l’ancien gouverneur Hery Rasoamaromaka, mais en présence de ses pairs conseillers municipaux d’Antananarivo du mouvement “Tsy Manaiky Lembenana”.
L’ancienne conseillère municipale de la Commune urbaine d’Antananarivo évoque “une refondation” au sein de la région Analamanga. Même en l’absence de conseillers régionaux pour assurer le contrôle de l’exécutif, elle promet de respecter “scrupuleusement la loi et les textes régissant les collectivités territoriales décentralisées”. Avec son équipe, elle affirme vouloir éviter “toute gestion dominée par l’abus de pouvoir, les formes diverses d’exploitation, ainsi que le favoritisme ou les discriminations”.
Pour Clémence Raharinirina, la priorité est le rétablissement de la sécurité, le soutien à la production pour les districts producteurs, la construction d’infrastructures comme les routes et aménagements hydroagricoles dans les zones de production, ainsi que la création d’emplois. A l’entendre, “toutes ces actions devront être inscrites dans le Plan régional de développement (PRD), afin de rompre avec la gestion à l’aveuglette observée par le passé”.
Présent lors de cette cérémonie de passation comme la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Lucie Vololonirina, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a laissé un message au nouveau chef de région de fournir un effort considérable car certains districts ont été oubliés. Il souligne qu’“il est temps de rectifier cette méthode de travail”. A l’en croire “l’attention doit être portée sur l’ensemble des districts qui composent la région”, indique-t-il. Il ne s’agit pas de se concentrer selon lui sur un ou deux districts seulement, mais de les considérer tous.














