Antananarivo, 1er Août, 16h50 – Les groupements patronaux et la fédération syndicale de la Conférence des travailleurs de Madagascar unissent leur voix. Ils réclament « l’ouverture totale des bureaux de la Cnaps sur tout le territoire malgache pour le bien des salariés malgaches du secteur privé ».
Ces partenaires sociaux, regroupant le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le groupement des patronats malgaches (Fivmpama) et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) « demandent l’ouverture sans restriction et sans conditions des bureaux et l’accès des usagers aux services de la Cnaps », indique Thierry Rajaona, président du GEM, lors d’une conférence de presse, à Ambohijatovo, ce mardi.
Selon le représentant des groupements patronaux, les revendications des agents de la Cnaps « ont été exprimées dans le cadre d’une grève illégale tant sur le fond que sur la forme ».
Il demande ainsi aux autorités de prendre les mesures relevant de leur compétence afin de contribuer à la reprise des activités au sein de la Cnaps. Les partenaires sociaux « condamnent la prise en otage des cotisants ».
Thierry Rajaona évoque des solutions pour régler ces problèmes de la Cnaps. Il a insisté sur « l’urgence de la refonte du code de la prévoyance sociale en conformité avec les dispositions du socle juridique applicable aux organismes de prévoyance sociale des Etats membres du Conférence internationale de prévoyance sociale (Cipres) ».
Les syndicats grévistes ont décidé depuis ce lundi un service minimum de 8h à 14h jusqu’à nouvel ordre. Ces agents en grèves demandent entre autres la nomination d’un nouveau directeur général et la levée de la restriction budgétaire.
Le Conseil d’administration de la Cnaps avait déjà émis une note d’injonction pour appeler les agents de la Caisse à reprendre leur poste. Mais, cela n’a pas eu d’effet, regrette José Randrianasolo, leader syndical et président du Conseil d’administration de la Cnaps.














