Antananarivo, 19 Octobre, 22h07 – Le préfet d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo, dit non à la grève de 48 heurs envisagée par les syndicat des agents de la douane (Sempidou). « Votre souhait ayant pour finalité l’organisation d’une grève générale du 21 au 23 Octobre à l’encontre de l’administration des douanes demeure inopportun », écrit-il dans une note adressée au président du syndicat des douanes.
Dans sa note, le préfet fait part de son « refus de la tenue de la grève générale ». « L’administration douanière est l’un des grands acteurs pourvoyeurs de recettes publiques et son blocage n’aura d’autre conséquence que de mettre davantage en péril l’économie nationale », explique-t-il pour justifier son refus.
Mais au-delà des inquiétudes sur le blocage de l’administration, le général Angelo Ravelonarivo soulève le caractère illégal de l’assemblée générale extraordinaire qui a abouti à la décision de faire grève. Pour le préfet, les décisions prises lors de cette réunion devraient ainsi être nulles.
Se basant sur cette lettre du préfet, la direction générale des douanes annonce que « les services et les bureaux des douanes sur tout le territoire national vaquent à leurs occupations quotidiennes, sans interruption les jeudi 21 et vendredi 22 Octobre malgré l’annonce de la tenue d’une grève du syndicat des agents de la douane ».
Les agents syndiqués de la douane, eux, annoncent une rencontre avec la presse mercredi pour faire le point. Mardi, ils avaient annoncé une grève de 48 heures, avec service minimum. Ils avaient prévu que « seuls les produits périssables, les médicaments, les matériels médicaux, les colis diplomatiques, les animaux vivants ainsi que les dépouilles mortelles » feront l’objet d’une exception.
Le Sempidou avance plusieurs raisons pour motiver son mouvement. Il demande, entre autres, « la cessation des études d’assistance technique de la Banque africaine de développement (BAD) concernant le projet d’appui à la mobilisation des recettes publiques ». Il revendique également plus de transparence de la part de la société Gasy Net, le spécialiste du guichet unique avec lequel la douane malgache est engagé dans un partenariat public-privé. Notre source évoque également une solidarité avec leurs collègues détenus en prison actuellement. « Nous ne revendiquons pas leur libération, mais nous souhaitons juste leur exprimer notre solidarité parce que nous pensons qu’ils sont aussi détenus pour des raisons politiques », affirme notre source.
Photo d’illustration














