Antananarivo, 15 Juillet, 6h45 – Les autorités judiciaires ne veulent pas divulguer le nom ou la nature de la substance toxique qui a tué au moins 27 personnes lors d’une fête d’anniversaire à Ambohimalaza. La procureure de la République justifie cette mesure par “le secret de l’instruction”, mais aussi par les craintes d’une utilisation malveillante. “Rendre public le nom de cette substance pourrait inciter des personnes mal intentionnées et de mauvaise foi à l’utiliser dans le but de commettre un homicide”, indique la procureure de la République Narindra Rakotoniaina dans une vidéo publiée par le ministère de la Justice lundi soir.
Pour la procureure, hormis ces précautions et ces exigences “légales”, “il n’y a rien à cacher dans cette affaire survenue à Ambohimalaza”. Elle souligne que “les personnes concernées par l’affaire, qui ont un avocat ou un représentant légal, peuvent formuler une demande d’accès au dossier, ce que l’on appelle la communication de dossier”.
La procureure ne confirme toutefois pas si les analyses ont permis de connaître la nature de la “substance inhabituelle que l’on ne retrouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain” et qui a été qualifiée de “hautement toxique et dangereuse” par l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSQDA). Elle rappelle juste que si la justice a placé trois personnes en détention préventive, c’est parce qu’il y a bien des charges qui pèsent sur ces suspects”.
Et pour confirmer la volonté de la justice à ne rien cacher de cette affaire, elle assure que le procès lié à cette affaire sera public. “Quand les enquêtes seront bouclées, nous présenterons tous les prévenus devant le tribunal et ils seront jugés au cours d’une audience publique, c’est-à-dire que tout le monde pourra assister au procès”, annonce-t-elle.














