AFFAIRE IMMATRICULATION PROVISOIRE D’AVIONS – Andry Rajoelina annonce l’arrestation des deux individus recherchés pour « usurpation et falsification »

Antananarivo, 31 Juillet, 6h50 – “Reconnaissance”. Le président de la République salue “l’efficacité des agents de la police nationale en charge des affaires criminelles”. A en croire une déclaration présidentielle publiée ce jeudi matin par la présidence, ceux-ci ont arrêté les deux individus recherchés dans le cadre de l’affaire d’usurpation et de falsification d’immatriculation de cinq avions retrouvés en Iran.

 

Dans sa déclaration, le chef de l’Etat affirme que “porter atteinte à la souveraineté nationale ou salir l’image de Madagascar est inacceptable”. “Je n’accepterai jamais les agissements de ceux qui cherchent à ternir l’honneur et la dignité du pays”, poursuit-il.

 

Mardi, le chef de l’Etat a déjà limogé Valéry Ramonjavelo de son poste de ministre des Transports et de la météorologie qui avait reconnu avoir autorisé la mission des agents de l’Aviation civile de Madagascar en Chine pour inspecter les cinq avions Boeing 777 objets de la demande d’immatriculation provisoire et qui ont fini par atterrir en Iran. “Les ministres qui forment le gouvernement ont une grande responsabilité envers la population malgache”, a-t-il rappelé en Conseil des ministres mercredi.

 

Le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif rapporte que le chef de l’Etat a invité les ministres “à bien réfléchir et à prendre des mesures strictes dans toute décision, notamment celle qui risque de nuire à l’intérêt national et d’entacher la souveraineté nationale”. “C’est la sagesse et la préservation de l’intérêt général qui doivent guider les prises de responsabilité”, poursuit-il.

 

Dans cette affaire, les deux suspects arrêtés sont accusés de faux et d’usage de faux. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir modifié la date d’expiration des certificats d’immatriculation provisoire de cinq avions qui leur ont été délivrés par les autorités malgaches de janvier à avril 2025. Les documents leur ont été octroyés par l’ACM, sur autorisation du ministre en charge des Transports, selon les informations officielles, mais à l’insu du président de la République et du Premier ministre, selon Christian Ntsay, chef du gouvernement.