Antananarivo, 14 Octobre, 9h40 – La police des eaux à la rescousse. Le gouvernement vient de publier la semaine dernière un arrêté interdisant formellement “tout gaspillage des ressources en eau”. Toute infraction à cette interdiction entraîne, selon le texte réglementaire, “la prise de responsabilité des autorités compétentes tel que prévu par l’article 61 du Code de l’eau”. Cette disposition évoque, entre autres, un recours à la police des eaux qui est investie des pouvoirs de préserver la ressource en eau quant à ses aspects qualitatifs, quantitatifs et économiques.
Selon l’arrêté interministériel pris le 9 octobre, “l’utilisation de l’eau fournie par la Jirama doit se faire de façon rationnelle”. Le gaspillage interdit inclut, entre autres, l’arrosage de jardin, le vidage et le remplissage de piscine ainsi que le lavage à haute pression de voitures particulières. Il s’agit, comme le souligne l’arrêté, de “l’utilisation de l’eau à des fins non vitales”.
Ces mesures d’interdiction font suite à la pénurie d’eau qui sévit dans la commune urbaine d’Antananarivo et les autres districts du Grand Tana, l’Atsimondrano, l’Avaradrano et Ambohidratrimo en l’occurrence. Le Centre opérationnel Rano fait notamment état d’un gap quotidien de 100 000m3 d’eau sur le réseau d’Antananarivo.














