Antananarivo, 8 Septembre, 15h05 – Comme toutes les belles histoires, celle de « Rapeto », le géant qui voulait décrocher la lune pour ses filles, inspire d’autres artistes. Dans « Les descendants de Rapeto et Rasoalao », Ando Harinjaka, un auteur de la nouvelle génération, raconte avec les mots la suite « logique » du conte. Et pour en mettre pleins les yeux, Maromaitso et VeloAry apportent une dimension contemporaine à l’œuvre à travers leurs formes d’expression respectives. L’oeuvre « Les Descendants de Rapeto et Rasoalao », fruit de la résidence artistique des trois artistes, sera exposé à la galerie de la Fondation H à partir de ce vendredi.
A la veille du vernissage, les installations battent leur plein et dévoilent la forme et le fond des imaginations des artistes. Des structures métalliques de différents aspects dont VeloAry est le bâtisseur évoquent « l’intérieur de l’art visuel que l’on veut présenter », précise-t-il. Cette fois-ci, il se révèle à travers la soudure de pièces en acier galvanisé pour s’exprimer, si le grand public l’a connu par sa capacité à travailler les tissus.
Maromaitso, une autre facette artistique d’Ariry Andriamoratsiresy, habille au sens propre du verbe les personnages dans « Les descendants de Rapeto et Rasoalao ». « Pour ma part, c’est l’aspect extérieur que je conjugue avec ma perception de ce projet. J’associe des matières dans les teintes principalement naturelles allant de beige au rouge », explique-t-il tout en finissant d’assembler des pièces de tissu à la machine à coudre. « Si c’était par les mots, j’aurais tellement de choses à raconter que les mots ne me suffiraient pas. C’est mon état d’âme actuel avec mes tissus », constate-t-il à deux jours du vernissage.














