Le coup d’envoi est donné. Antananarivo s’apprête à vivre quatre mois de travaux d’envergure avec le lancement du chantier d’extension et d’amélioration des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et usées de la capitale, officiellement lancé vendredi à Mahamasina. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo, phase II (PIAA2).
Depuis quelques jours, la ville est déjà plongée dans l’ambiance des travaux avec les installations des matériels de signalisation de chantier. Les embouteillages et autres perturbations causés par les coupures de circulation sur les axes concernés par les chantiers ont également donné un aperçu de l’ampleur des opérations.
L’objectif est de mettre fin aux inondations récurrentes qui affectent la commune urbaine d’Antananarivo à chaque saison de pluies. Le projet ambitionne également de renforcer la salubrité urbaine, selon le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH). D’après la Commune urbaine d’Antananarivo, plus d’un million d’habitants devraient bénéficier directement de ce projet.
Les travaux débutent dans les quartiers du centre-ville, notamment Analakely, Antanimena et Mahamasina. Selon Oyo Razakamahefa, coordinatrice de projet de PIAA2 dans une interview accordée à 2424.mg, la première phase à Mahamasina durera environ quatre mois, couvrant l’axe Anosy jusqu’au commissariat du 5ᵉ arrondissement. Les autres interventions concernent Analakely et le secteur de l’Hôtel de Ville, avec la construction d’un grand canal vers Andriantany, ainsi qu’Antanimena, où les eaux seront également dirigées vers ce canal via le couloir Malacam.
Ces travaux perturberont le quotidien des Tananariviens, avec des excavations d’environ un mètre de profondeur et deux mètres de largeur. Mais face à la vétusté des infrastructures et à la pression démographique, cet assainissement s’impose.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des représentants de la Commune urbaine d’Antananarivo, du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne qui assurent le financement du projet.
Photo : MEAH














