Antananarivo, 17 Décembre, 12h53 – A 12h45 ce jeudi, la séance plénière de présentation des rapports de la commission de mise en accusation devant la Haute Cour de justice (HCJ) ne commence toujours pas à Tsimbazaza. A deux ou trois exceptions près, les sièges des députés demeurent inoccupés. Seule une poignée de députés, dont le président de la commission Honoré Tsabotokay, sont aperçus sur les lieux.
Il reste encore 12 dossiers de mise en accusation à examiner et la session ordinaire est censée se terminer vendredi. Lors de la séance de lundi, la commission n’a pu présenter qu’un seul rapport. La proposition de résolution qui avait ensuite été soumise au vote n’a pu être adoptée : le nombre des élus présents à la séance ne permettait pas de passer au vote. Selon la loi sur la HCJ, la résolution doit être adoptée par la majorité absolue des membres de l’Assemblée nationale. Or, ceux qui étaient présents à la réunion ne constituaient même pas la moitié des élus.
Interrogé sur ce retard, le président de la Commission Honoré Tsabotokay préfère rester discret et se réserve pour la fin de la séance. Une séance qui exceptionnellement démarrera avec encore plus de retard que d’habitude, si elle va démarrer. Si les retards de démarrage des séances sont courants à l’Assemblée nationale, ceux-ci vont rarement au-delà de deux heures et demie.














