Antananarivo, 18 Décembre, 21h52 – La communauté mondiale n’aura pas tout à fait répondu aux souhaits des chefs d’Etat africains. Alors que les dirigeants africains réunis à Abidjan en Juillet 2021 avaient souhaité que les ressources de la 20ème reconstitution de l’Association internationale pour le développement (IDA-20) soient de 100 milliards de dollars au moins pour le prochain cycle de financement, les fonds réunis n’ont atteint que 93 milliards de dollars. « La dernière reconstitution des ressources de l’IDA a atteint 93 milliards de dollars », indique la Banque mondiale dans un communiqué.
Ce montant, obtenu au terme d’une réunion virtuelle de deux jours organisée par le Japon est pourtant « le plus élevé que l’IDA ait jamais mobilisé dans ses 61 années d’existence », souligne la Banque mondiale. 23,5 milliards de dollars proviennent de 48 pays à revenu élevé et intermédiaire. Près de 70 milliards de dollars résultent des « financements levés sur les marchés de capitaux, des remboursements sur les crédits antérieurs et des propres contributions de la Banque mondiale ».
74 pays parmi les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique, bénéficieront de ces fonds sous forme de dons ou de prêts à taux faible ou nul. Les fonds sont notamment destinés à aider ces pays à « affronter la crise de la Covid-19, et à construire un avenir plus vert, résilient et inclusif ». Les pays africains soutenus par l’IDA devraient bénéficier d’environ 70% des financements prévus dans l’IDA-20, indique également la Banque mondiale.














