Antananarivo, 31 Décembre, 19h30 – Le ministère de la Santé publique rapporte 16 cas suspects de variole du singe à Mahajanga. Sur ces cas identifiés suspects, cinq avaient été confirmés positifs après analyses biologiques effectuées par le laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M) et l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). C’est le directeur général de la médecine préventive (DGMP), le Dr Désiré Rakotoarimino, qui avait communiqué ce bilan épidémiologique ce mercredi.
Sur les cinq cas confirmés, quatre ont fait l’objet d’une hospitalisation en raison de complications. Mais leur état de santé serait déjà en nette amélioration et leurs lésions cutanées sont actuellement en phase de cicatrisation, rapporte ce responsable de la santé publique.
Des mesures de ripostes immédiates ont déjà été prises par les autorités sanitaires locales, dès le signalement de ces premiers cas, rassure le directeur général de la médecine préventive. Les patients ont été immédiatement isolés dans une structure dédiée afin de rompre la chaîne de transmission. Une investigation épidémiologique a été également menée pour déterminer l’origine de l’infection. Une cellule de veille régionale avait aussi été instaurée à Mahajanga pour coordonner la lutte contre la propagation du virus.
L’objectif stratégique central des autorités est désormais de confiner le foyer épidémique à Mahajanga pour empêcher une propagation à l’échelle nationale. Le renforcement du contrôle sanitaire au niveau des infrastructures portuaires et aéroportuaires est annoncé. La vigilance est tout aussi accrue au sein de la population, à travers la surveillance communautaire, indique le Dr Désiré Rakotoarimino.
Mais des restrictions de mouvement avaient aussi été décidées. Toutes personnes présentant des symptômes suspects sont interdites de sortie de Mahajanga. De même, toutes personnes présentant des signes cliniques voulant se rendre dans cette localité sont systématiquement placées en quarantaine, indique ce responsable.
Une stratégie de lutte multisectorielle a par ailleurs été activée au niveau national. Ce dispositif implique plusieurs départements ministériels, notamment le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de l’Environnement et du développement durable, le ministère des Affaires étrangères ou encore le ministère de la Communication et de la culture.
Le Dr Désiré Rakotoarimino souligne l’impératif du respect des mesures barrières dans le cadre de cet état d’urgence sanitaire. Il préconise entre autres la réduction des contacts physiques directs avec les personnes présentant des éruptions cutanées ainsi que le lavage fréquent des mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique.














